top of page
Rechercher

Décennie mondiale du boisement et du reboisement : depuis le Congo, un nouvel appel à la mobilisation internationale

Photo du rédacteur: Rodrigue Nguesso
Rodrigue Nguesso
il y a 23 heures
4 min de lecture

Le 6 novembre 2026, à Impani, dans le district d’Ignié, en République du Congo, la 40e Journée nationale de l’arbre a pris une dimension internationale. À cette occasion, le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a officiellement lancé les actions liées à la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036), faisant du Congo le point de départ d’un nouvel appel mondial en faveur de la préservation des forêts et de la restauration des écosystèmes. Un engagement salué par Rodrigue Nguesso.


Rodrigue Nguesso salue le lancement par le Congo de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement lors de la 40e Journée nationale de l'arbre.

C’est au cœur du site d’Impani, dans le département du Djoué-Léfini, que s’est tenue cette célébration marquant quatre décennies d’engagement du Congo en faveur de la protection de l’environnement. Instaurée en 1984, la Journée nationale de l’arbre constitue un rendez-vous annuel consacré à la sensibilisation des populations à la lutte contre la déforestation et au renforcement du couvert forestier.


Mais cette 40e édition revêtait une portée particulière. Elle a été marquée par la présence de plusieurs personnalités de premier plan, notamment le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, président du Burundi, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra. Le vice-président du Gabon et le président de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre bangladais des Affaires étrangères, Khalilur Rahman, figuraient également parmi les personnalités présentes.

Cette participation témoigne de la dimension internationale prise par une initiative portée par le Congo et désormais inscrite dans le cadre des Nations unies.


De l’initiative congolaise à une mobilisation mondiale


Lancée en 2024 par le président Denis Sassou N’Guesso, l’initiative de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement a franchi une étape déterminante le 16 avril 2025, avec son adoption par l’Assemblée générale des Nations unies. Selon les éléments présentés lors de la cérémonie, 155 États membres ont voté en faveur de cette résolution, contre un seul vote défavorable.

La période 2027-2036 est ainsi consacrée à une mobilisation internationale autour du boisement, du reboisement et de la restauration du patrimoine forestier.


Dans son message intitulé « L’Appel de Brazzaville », Denis Sassou N’Guesso a rappelé que la lutte contre les changements climatiques ne pouvait reposer sur les efforts d’un seul pays. Le Congo entend prendre sa part de responsabilité, mais les défis environnementaux exigent, selon le chef de l’État, une action collective fondée sur la solidarité internationale et une volonté politique constante.


« L’avenir des forêts ne se décidera pas dans nos discours, mais dans des actions », a-t-il souligné, appelant la communauté internationale à traduire ses engagements en réalisations concrètes.


Le président congolais a ainsi invité ses homologues et les partenaires internationaux à faire de cette décennie un engagement partagé, dont les résultats devront bénéficier à l’humanité et aux générations futures.


La reconnaissance internationale du plaidoyer congolais


La présence de Khalilur Rahman, président de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, a constitué l’un des temps forts de cette célébration. Sa participation était destinée à témoigner du soutien des Nations unies à l’initiative portée par le Congo.


Dans son intervention, le responsable onusien a rappelé le rôle essentiel des forêts dans la lutte contre les changements climatiques et insisté sur la nécessité de soutenir les pays qui contribuent à leur conservation.


Il a notamment souligné qu’aucun pays ne devrait être contraint de sacrifier son développement pour préserver ses forêts. Les efforts des États engagés dans cette démarche doivent, selon lui, bénéficier d’un accompagnement international concret.


Khalilur Rahman a également annoncé son intention de porter ce plaidoyer à la COP31, organisée en Turquie en novembre 2026, rappelant que les seules promesses ne suffisent pas à protéger les forêts.


La ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, a pour sa part salué le chemin parcouru par le Congo depuis l’instauration de la Journée nationale de l’arbre. Elle a présenté l’adoption de la décennie mondiale comme une victoire diplomatique pour Brazzaville et une reconnaissance des efforts engagés en faveur de la préservation des écosystèmes forestiers.


La jeunesse et l’économie verte au cœur des ambitions


Au-delà de la préservation des espaces forestiers, la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement porte également des enjeux économiques et sociaux.


Dans son discours, Denis Sassou N’Guesso a particulièrement insisté sur la place de la jeunesse dans cette dynamique. Pour le chef de l’État, les jeunes doivent disposer des moyens, des compétences et des opportunités nécessaires pour contribuer à la construction d’une économie verte, créatrice d’emplois et porteuse de perspectives d’avenir.


Les actions de boisement et de reboisement peuvent notamment contribuer à développer des alternatives durables au bois de chauffe, à préserver les zones soumises à une forte pression démographique, à restaurer les espaces dégradés et érodés, mais aussi à développer des plantations forestières et agroforestières susceptibles de générer des opportunités économiques durables.


Cette approche souligne que la protection de l’environnement et le développement économique ne doivent pas être considérés comme deux objectifs opposés, mais comme des enjeux pouvant être poursuivis conjointement.


Quarante années d'engagement et une nouvelle étape pour le Congo


La célébration du 6 novembre a également été marquée par un geste symbolique du président burundais, Évariste Ndayishimiye, qui a remis à son homologue congolais un plant de manguier issu du don de 2 000 plants offert par le Burundi au Congo.


La cérémonie s’est achevée par une opération de plantation d’arbres à laquelle ont pris part les chefs d’État et les personnalités présentes. Plusieurs espèces ont été mises en terre, notamment des acacias et des arbres fruitiers.


Ce geste vient rappeler la dimension concrète de la démarche engagée : au-delà des déclarations et des engagements diplomatiques, le boisement et le reboisement nécessitent des actions sur le terrain.


Depuis 1984, le Congo a fait de la Journée nationale de l’arbre un rendez-vous consacré à la sensibilisation et à la préservation de son patrimoine naturel. Quarante ans plus tard, l’adoption de la Décennie des Nations unies ouvre une nouvelle séquence, avec une ambition qui dépasse désormais les frontières nationales.


En lançant officiellement cette dynamique à Impani, Denis Sassou N’Guesso a souhaité faire du 6 novembre 2026 le point de départ d’une mobilisation nationale et internationale en faveur des forêts.


De Brazzaville à la communauté internationale, l’enjeu des dix prochaines années sera désormais de transformer cette ambition collective en actions concrètes, afin de préserver les écosystèmes forestiers et de transmettre aux générations futures un patrimoine naturel durable.

 
 
 

Commentaires


Les commentaires sur ce post ne sont plus acceptés. Contactez le propriétaire pour plus d'informations.
ABONNEZ-VOUS À NOS ACTUS !

Merci pour votre envoi !

  • Twitter
  • LinkedIn
  • Facebook
Rodrigie-Nguesso-substack

© 2026 - Africacomm.org

bottom of page