Denis Sassou N’Guesso et le président de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU plaident pour une responsabilité climatique partagée

À la suite du lancement officiel, en République du Congo, de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036), le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a reçu, ce dimanche 8 novembre 2026, le président de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Khalilur Rahman. Au centre de leurs échanges : la valorisation du Bassin du Congo, la mobilisation internationale en faveur des forêts et la nécessité d'une justice climatique fondée sur une responsabilité partagée. Des échanges et un engagement concret salués par Rodrigue Nguesso.

La préservation des forêts du Bassin du Congo s'est invitée au cœur des discussions entre le chef de l'État congolais, Denis Sassou N’Guesso, et le président de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations Unies, Khalilur Rahman. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par le lancement officiel, en République du Congo, de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement, couvrant la période 2027-2036.
Les échanges ont notamment porté sur le plaidoyer en faveur du Bassin du Congo dans les enceintes internationales, ainsi que sur le leadership du Congo en matière de protection de l'environnement et de lutte contre les changements climatiques.
Un message majeur s'est dégagé de cette rencontre : la préservation de l'équilibre climatique mondial ne saurait reposer uniquement sur les pays forestiers. Ces derniers, qui contribuent à la protection du patrimoine écologique mondial, ne peuvent assumer seuls les responsabilités et les coûts liés à cet engagement. La justice climatique implique ainsi une responsabilité partagée et une mobilisation de l'ensemble de la communauté internationale.
Les deux personnalités ont également évoqué des initiatives conjointes en faveur des forêts et du climat, avec pour objectif de renforcer la mobilisation internationale et de faire davantage reconnaître le rôle essentiel du Bassin du Congo dans les équilibres environnementaux mondiaux.
Khalilur Rahman au cœur des écosystèmes forestiers de la Sangha
Cette rencontre diplomatique s'inscrit dans le prolongement d'une visite de terrain effectuée le samedi 7 novembre 2026 par Khalilur Rahman dans le département de la Sangha. Arrivé dans la matinée à Ouesso, chef-lieu de ce département, le président de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations Unies s'est ensuite rendu à Pokola pour une immersion au cœur de la forêt équatoriale congolaise. Il était accompagné de Constant-Sergé Bounda, ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l'étranger, ainsi que de Rosalie Matondo, ministre de l'Économie forestière.
Cette visite a permis à l'hôte des autorités congolaises de découvrir les vastes étendues de forêt primaire du pays, ainsi que la richesse et la diversité écologique des écosystèmes forestiers de la Sangha. Ces espaces naturels sont notamment reconnus pour leur biodiversité et leur rôle dans la régulation du climat mondial. À travers cette immersion, la République du Congo a également mis en avant son engagement en faveur de la protection des forêts, de la lutte contre les changements climatiques et de la promotion des initiatives de boisement et de reboisement.
Les populations autochtones au cœur des enjeux de préservation
L'étape de Pokola a également été marquée par une rencontre avec les populations autochtones vivant au cœur de la forêt du Bassin du Congo. Cette séquence a donné à Khalilur Rahman l'occasion de découvrir leur mode de vie, leur relation avec la forêt et leur contribution à la préservation de cet écosystème d'importance mondiale. Au-delà de la dimension environnementale, cette rencontre a mis en évidence un enjeu essentiel : concilier la protection des espaces forestiers et la lutte contre les changements climatiques avec la prise en compte des droits et des aspirations des peuples autochtones. La préservation des forêts ne peut en effet être dissociée des communautés qui vivent dans ces espaces et entretiennent avec eux un rapport étroit.
Une visite au sein de la Congolaise Industrielle des Bois
Avant de quitter Pokola, le président de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations Unies a également visité la scierie de la Congolaise Industrielle des Bois (CIB). Il a ainsi pu découvrir les installations industrielles de l'entreprise et ses activités de transformation du bois. Cette dernière étape a complété le programme de visite consacré aux différentes dimensions du patrimoine forestier congolais, entre richesse écologique, présence des communautés autochtones et activités industrielles de transformation du bois.
Le Bassin du Congo, un enjeu de mobilisation internationale
À travers cette séquence diplomatique et de terrain, la République du Congo a placé la question du Bassin du Congo au centre des discussions sur l'avenir des forêts et les réponses internationales aux changements climatiques. Le lancement national de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036), suivi de la visite de Khalilur Rahman dans la Sangha et de son entretien avec Denis Sassou N’Guesso, illustre la place accordée à ces enjeux dans les échanges entre le Congo et les Nations Unies. Le plaidoyer porté par les autorités congolaises repose sur une exigence clairement exprimée : la protection des forêts, dont bénéficie l'ensemble de la planète, doit s'accompagner d'une responsabilité collective. Le Bassin du Congo, par son rôle écologique, appelle ainsi une reconnaissance et une mobilisation internationales à la hauteur des enjeux climatiques.
La justice climatique, au-delà des engagements de principe, suppose donc que les pays qui préservent les grands espaces forestiers du monde ne soient pas laissés seuls face à cette responsabilité.



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